Résumé de la Journée à Rimouski, 21 octobre 2016

Une cinquantaine de personnes ont assisté à cette activité au cours de laquelle elles ont pu entendre parler des effets de la violence tels que les a expliqués madame Lyne Langlois du Centre-femmes de Rimouski, de l’empowerment comme façon de s’en sortir tel que l’a présenté madame Sylvie Dubois du Centre intégré de santé et de services sociaux (CISSS) du Bas-St-Laurent; monsieur Éric St-Laurent du même CISSS a parlé des interventions du secteur de la réadaptation en cas d’agressions. Puis l’assistance a écouté avec attention et émotion Julie Bourque leur lire le témoignage d’une femme qui a été agressée plus d’une fois. 

 

L’activité se passait alors que la conjoncture donnait encore plus de pertinence aux propos : les agressions à l’Université Laval et la dénonciation d’un député. Le panel du matin ainsi que la conférence d’ouverture ont mis la table pour que les personnes ayant une déficience intellectuelle et les parents de ces personnes puissent prendre la parole. La plénière du matin a surtout amené des questions sur les moyens qui existent pour aider les personnes agressées et les ateliers de l’après-midi ont été l’occasion de prises de parole plus personnelles. C’est ce qu’on a pu constater dans l’atelier sur le consentement aux relations sexuelles, atelier à l’intention des parents et des intervenants donné par Marie-Claude Saindon du CALACS de Rimouski, et dans l’atelier sur l’intimidation qui selon son animatrice, madame Odile Bourdages de l’Association pour l’intégration sociale, région de Québec, a suscité beaucoup de questions et de commentaires. Toutefois le temps consacré aux ateliers ne permettait pas de répondre à toutes les questions. 

 

Un autre atelier animé par madame Élizabeth Claveau de l’Association pour la déficience intellectuelle de la région de Rimouski (ADIRR) avait comme objectif de faire en sorte que les participantEs, exclusivement des personnes ayant une déficience intellectuelle, expriment leurs inquiétudes, posent leurs questions et parlent de leur vécu si nécessaire. Cet atelier visait aussi à ce que les participantEs proposent des actions qui pourraient contribuer à diminuer la violence.

 

Lors de la plénière de l’après-midi, il a été question de mettre sur pied une table de concertation ou un groupe de travail avec les différents secteurs présents : groupes qui interviennent auprès des femmes victimes de violence comme le CALACS, les groupes de femmes, le milieu associatif, le comité des usagers, le secteur de la réadaptation. On sentait à la fin de la journée que les différents acteurs voulaient travailler ensemble sur le dossier avec l’objectif de réduire la violence. On a aussi clairement perçu une intention de faire circuler dans d’autres groupes, auprès de personnes concernées, les contenus livrés au cours de la journée. Aussi retient-on les propos affirmant que la personne agressée n’est jamais responsable des gestes violents à son égard. Des gens ont souhaité qu’il y ait des cours d’éducation à la sexualité à l’école. À cet effet, bon nombre de personnes présentes allaient revenir le lendemain pour une journée d’éducation à la sexualité organisée par l’ADIRR.

 

Cette journée n’a pas été parfaite mais si on revient à nos objectifs qui consistaient à mettre la table pour que les gens prennent la parole, à s’appuyer sur des partenaires de différents milieux pour livrer les contenus et à dégager des perspectives pour que la violence recule, alors c’est mission accomplie.

 

Soulignons qu’en début de journée, le député de la région, monsieur Harold Lebel, est venu saluer les participantEs ; on peut aussi parler de bonne couverture médiatique puisque la radio et la télé de Radio-Canada ainsi que TVA ont parlé de l’événement en interviewant Anik Larose, directrice générale de l’AQIS. 

 

L’activité de Rimouski était la deuxième du genre, une première s’était tenue à Montréal le 28 novembre dernier et une troisième aura lieu à Drummondville le 25 novembre prochain. Ces activités font suite aux travaux sur la violence faits en collaboration avec le Réseau d'action des femmes handicapées (DAWN), Canada depuis janvier 2013. 

 

Le gouvernement a récemment lancé sa Stratégie pour prévenir et contrer les violences sexuelles 2016-2021 que vous trouverez sur le site du Secrétariat à la condition féminine, sous la rubrique « en vedette »  ; l’AQIS en fait présentement l’étude.

par Hélène Morin